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La protection de l'assuré avec les contrats en euros

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L'objectif prioritaire des contrats en euros est d'apporter à l'assuré une protection totale pendant la durée de placement. Pour ce faire, l'assureur doit faire face à 3 types d'enjeux: la sécurité contractuelle, la régularité des rendements et la performance.

La sécurité contractuelle

C'est la réalisation de la promesse au terme du contrat lui-même. Cet engagement peut porter graduellement :

  • Sur le maintien à tout moment du capital investi et des intérêts acquis; c'est ce qu'on appelle l'effet "cliquet"
    Exemple: pour 100 euros investis, avec un taux constant de 5%, l'épargne constituée au bout de 8 ans est de 147,74 euros. (100 euros deviennent 105 euros au bout d'1 an, puis 110,25 euros au bout de 2 ans, puis 115,76 euros au bout de 3 ans, puis 121,55 euros au bout de 4 ans, puis 127,62 euros au bout de 5 ans, puis 134 euros au bout de 6 ans, puis 140,71 euros au bout de 7 ans, et enfin, 147,74 euros au bout de 8 ans).
  • Sur un taux minimum garanti contractuellement (anciennes générations de contrats)
  • Sur un taux de rente viagère exprimé en pourcentage du capital dans les contrats de retraite. Ce taux de rente peut être contractuellement fixé dès l'origine en fonction de l'âge du départ prévisible à la retraite.
  • Sur un capital en cas de décès.

Tous ces engagements font l'objet de calculs actuariels pour en mesurer le montant actualisé à tout moment et sont matérialisés par les provisions mathématiques. Celles-ci doivent bien sûr être représentées par des actifs financiers d'une valeur au moins équivalente auxquelles s'ajoutent une marge de solvabilité représentative des fonds propres de la compagnie, des réserves (réserve de capitalisation) et des éventuelles plus-values latentes.
Le maintien permanent des fonds nécessaires est obtenu grâce à des privilèges comptables et réglementaires qui permettent notamment :

  • de comptabiliser les avoirs financiers en valeur d'acquisition
  • de mettre en réserve les plus-values réalisées sur le portefeuille obligataire pour compenser d'éventuelles moins-values. C'est la réserve de capitalisation.
  • de garder en réserve jusqu'à 15 % des plus-values réalisées en immobilier ou en actions. C'est la provision pour excédent
  • de provisionner, si nécessaire, les éventuelles moins-values latentes en actions. C'est la provision d'exigibilité.

La régularité des rendements

Fort de ces mécanismes, l'assureur peut organiser sa gestion financière sur le long terme. Il s'attache d'abord à se constituer un portefeuille susceptible d'offrir un rendement récurrent. C'est le rôle des coupons d'obligations.
La maturité du portefeuille obligataire doit être susceptible d'offrir un niveau de coupon élevé et une régularité suffisante. Tout l'art du gérant obligataire consiste à employer les flux nets (collecte - capitaux réglés) dans les meilleurs titres en fonction de son appréciation de l'évolution des taux.

La performance

Si la régularité des rendements est apportée par le niveau moyen du coupon des obligations en portefeuille, la performance est souvent améliorée par les plus-values de cessions d'actions ou immobilières. Ici, entre en jeu le gestionnaire "actions" qui s'emploie à faire fructifier un portefeuille dont la composition doit conjuguer le meilleur couple rendement / risque.
En effet, si l'assureur n'est pas comptable des moins-values latentes obligataires, il l'est en matière d'actions ou d'immobilier. Les récentes mésaventures boursières ont montré que l'hypothèse n'est pas seulement théorique. Aussi, convient-il de préserver une marge suffisance de plus-values latentes destinées à amortir les secousses boursières. Le dégagement opportun de plus-values partielles sert donc à améliorer le rendement annuel. Là encore, la perspicacité du gérant "actions" sera mise à l'épreuve pour choisir le bon montant, le bon moment et le bon support pour un maximum d'efficacité.

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